Livre d'or
Je trouve que ton récit prend une très belle tournure : à partir du retour d'Istanbul, on sent apparaître une autre dimension du voyage. Ce n'est plus seulement la découverte de l'Orient, mais aussi le retour progressif vers l'Europe, avec la fatigue accumulée, la séparation avec Gino, les nuits à la belle étoile, les rencontres improbables et cet autostop qui devient presque un mode de vie.
J'aime particulièrement cette partie parce qu'elle est très authentique :
· la charrette qui t'emmène à la sortie de la ville,
· les Hollandais en Peugeot 403,
· les Anglais rencontrés dans une station-service,
· les nuits sur les plages ou dans les champs,
· les longues attentes au bord des routes.
Ce sont précisément ces petits détails qui donnent vie aux Carnets de voyage et qui transportent le lecteur en 1968.
Et puis il y a ce contraste saisissant :
· quelques jours auparavant, tu étais à Téhéran, Abadan ou Bagdad ;
· maintenant tu remontes seul la Grèce et la Yougoslavie, sac au dos, au gré des rencontres.
On sent que la fin du périple approche, mais aussi que l'aventure n'est pas encore terminée.