Épisode 2 – Munich- Hanovre-Munich
1968 - Mon périple vers l'Orient
Épisode 2 :
Munich- Hanovre-Munich
Dimanche 7 juilet
De Munich à Hanovre
Après une nuit compliquée pour le sommeil, nous quittons l'Auberge de Jeunesse de Munich pour rejoindre l'autoroute de Salzburg très difficile à trouver, mais au bout de quelques heures et quelques verres de bière on y arrive et nous voilà en train d'agiter notre pouce devant des milliers d'Allemands qui partent en vacances.
On voit même un bus à impériale : Ce sont des Anglais qui vont à Téhéran ! On attend 2 ou 3 heures, toutes les voitures qui passent sont chargées, vacances obligent et il y a une bonne vingtaine d'autostoppeurs.
Enfin deux hommes viennent à notre rencontre et nous demandent si nous allons à Istanbul. Ils nous proposent de conduire des voitures jusqu'à Téhéran !!... On ne comprend rien mais on accepte tout de même.
Il s'agit de conduire deux Peugeot 404 et deux Mercedes 190 qu'ils vont revendre là-bas. Vers 16 heures30 on va tous les quatre (les deux Iraniens et nous deux) vers Hanovre à 700 kilomètres au nord de Munich !
Sur la route, ils nous demandent à plusieurs reprises si nous sommes vraiment d'accord car ils doivent mettre les bagnoles à nos noms, si j''ai bien compris.
Jo nous propose le retour le retour jusqu'à Istamboul et une enveloppe de 100 dollars ! Cela nous laisse perplexes, nous ne savions même pas où se situait l'Afghanistan !
On s'arrête vers 22 heures pour grignoter un petit quelque chose dans un restaurant : Saucisse et bière, pour changer.
On reprend la route au bout de trois quarts d'heure avec deux Américains en plus qui faisaient du stop. Nous atteignons Hanovre vers minuit. Là, on s'installe pour dormir dans la Mercedes. Jo et Alberto les deux Iraniens quant à eux dorment chez un de leurs amis.
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Lundi 8 juillet
Une journée à Hanovre
Nous nous réveillons à 8 heures après avoir bien dormi. Surprise, nous dormions sur le parking en face de la police! Alberto vient nous dire que l'on ne pourra partir que le lendemain car il faut du temps pour les papiers. On se débarbouille et on ne fait rien de spécial jusqu'à midi.
On va aller se balader, c'est alors qu' un flic vient et nous pose des tas de questions à propos des bagnoles et d'Alberto (qui avait enlevé les plaques d'immatriculation). Seraient-ce des voitures volées ? On commence à s'inquiéter et pour finir, tout va bien.
Gino et moi partons vers le centre de la ville en tramway, on cherche une banque, mais elles sont toutes fermées le lundi. On doit aller à la gare pour changer de l'argent. Nous changeons 10 Dollars, on achète France-Soir et nous nous baladons. On rencontre un jeune très sympa…
Vers 19 heures 30, après avoir regardé les grands magasins, discuté avec les Allemands, on va dans une boîte, le Club 4, nous sommes assez étonnés car il y a déjà un monde fou à cette heure. On se marre comme des dingues avec les jeunes allemandes, on commande une "Riesen bratwurst" et un grand bock de bière chacun., puis un Allemand nous propose de la bière, il est vachement sympa, mais on boit sans faire attention 3 ou 4 grands verres d'un demi-litre chacun ! Autant vous dire qu'on a quitté ce brave type en pleine forme et en faisant quelques petits détours. On arrive tout de même à Nord-Haffen, le quartier où est la bagnole, on rentre dedans et on s'endort aussi sec jusqu'à 9 heures le lendemain.
Mercredi 8 juillet
de Munich à Hanovre
Alberto vient vers 10 heures et nous allons chercher les plaques d'immatriculation dans sa BMW 1800T. Vers 11 heures on va chercher de quoi bouffer dans un grand magasin. On prend une saucisse et on part aux alentours de 14 heures destination Munich.
Trois voitures composent le convoi : Jo et Alberto, chacun dans une Mercedes, Gino et moi dans une 404, l'autre nous attendant à Munich. La voiture broute, mais ça se passe.
Nous nous relayons toutes les deux heures environ et nous sommes installés comme des pachas dans nos berlines ! Nous roulons sans arrêt à part une pause vers 18 heures pour casser la croûte, je prends la premièresphoto à 180 kilomètres de Hanovre, une autre vers 22 heures.
Gino est au volant quand on s'arrête et je me réveille entouré d'un brouillard assez épais, petit arrêt et nous repartons au bout d'un quart d'heure. Je prends le volant, mais à peine parti les phares faiblissent, le moteur broute et on cale. J'ai juste le temps de faire des appels de phare à Alberto qui s'arrête. C'est une panne de dynamo, assez vite réparée.
Nous reprenons notre route et nous dormons sur une aire de service 10 kilomètres au sud de Munich.


