Texte à méditer :  

"La vertu d’un voyage c’est de purger la vie avant de la garnir."   Nicolas Bouvier

Texte à méditer :   " On ne fait pas un voyage, c’est le voyage qui vous fait. " —    Nicolas Bouvier
Texte à méditer :   "L’important, ce n’est pas la destination, mais le voyage en lui-même"   
Texte à méditer :   "Le vrai voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux."   Marcel Proust
Texte à méditer :   "Voyager rend modeste. On voit mieux la place minuscule que l’on occupe dans le monde"   Gustave Flaubert
Texte à méditer :   « Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. »   Marcel Proust
Texte à méditer :   « On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait. »   Nicolas Bouvier
Texte à méditer :   « Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité. »   Antoine de Saint-Exupéry
Texte à méditer :   « Je ne voyage pas pour aller quelque part, mais pour aller. »   Robert Louis Stevenson
Texte à méditer :   « Rien derrière moi, tout devant, comme toujours sur la route. »   Jack Kerouac
Texte à méditer :   « Certains voyages ne se terminent jamais vraiment. »   
Texte à méditer :   « À l’époque, une route inconnue suffisait à nous rendre heureux. »   
Texte à méditer :   « Nous ne savions pas exactement où nous allions… et c’est peut-être ce qui rendait le voyage si beau. »   
 
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Épisode 9 – Je retour, d(Istanbul à Lille

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1968 - Mon périple vers l'Orient

Épisode 9
Le retour à la maison : d'Istanbul à Lille

✧ ✧ ✧

[Page en cours de réalisation]

Après avoir traversé la Turquie, l'Iran, l'Irak, la Jordanie, la Syrie et le Liban, je pensais avoir fait le plus difficile. Pourtant, le retour allait encore me réserver quelques surprises...

Istanbul • Grèce • Yougoslavie • Allemagne • Belgique • France

Vendredi 9 août 1968

Adieu Istanbul — vers la Grèce

Nous partons de bonne heure. Un dolmuş nous conduit jusqu'aux portes d'Istanbul et nous reprenons l'autostop.

Nous sommes d'abord pris par une énorme voiture qui nous avance d'une vingtaine de kilomètres. Ensuite, une vieille Mercedes nous embarque, mais le voyage tourne court : elle est victime d'un léger accident. Les dégâts paraissent minimes, cependant la voiture est immobilisée.

Nous poursuivons notre route en direction d'Edirne, dernière grande ville turque avant l'Europe.

La suite du trajet se fait en camion. Puis un deuxième. Enfin un troisième qui nous conduit jusqu'à la frontière grecque. Nous sommes treize entassés dans la cabine et sur le plateau lorsque nous atteignons le poste-frontière.

L'attente est longue. Nous décidons alors de nous séparer. Gino part avec trois Allemandes vers Alexandroúpolis, tandis que je poursuis ma route avec trois Italiens.

Arrivé là-bas, l'autostop ne fonctionne pas du tout. Après plusieurs heures d'attente, nous renonçons et passons la nuit à la belle étoile sur la plage.

Après toutes ces semaines passées sur les routes d'Orient, j'ai l'impression de revenir progressivement vers un univers plus familier.

Voyage1968_025.jpg Passeport_08_1.jpg
Gino dans la benne d'un camion
à la sortie d'Edirne
Passage de la frontière entre l
a Turquie et la Grèce le 9 août 

✧ ✧ ✧

Samedi 10 août 1968

Traversée e la Grèce, nos chemins se séparent

Après cette nuit passée sur le sable, nous décidons de poursuivre chacun de notre côté. L'autostop marche généralement mieux lorsqu'on est seul.

Une charrette me conduit jusqu'à la sortie de la ville ! J'attends près d'un café, mais les voitures passent sans s'arrêter.

Deux Hollandais à bord d'une Peugeot 403 s'arrêtent pour boire un verre. Je leur demande s'ils peuvent me prendre jusqu'à Thessalonique. Ils acceptent immédiatement et, finalement, me conduisent encore plus loin, jusqu'à Gevgelija, à la frontière yougoslave.

La journée se termine bien mieux qu'elle n'avait commencé.

Je dors une nouvelle fois à la belle étoile.

Passeport_12.jpg
Frontière gréco--Yougoslave (ville de GEGELIA) — 10 août 1968 _ Sortie 12 août
Note manuscrite écrite en arabe
✧ ✧ ✧

Dimanche 11 août 1968

La Yougoslavie, vers Belgrade

Réveil de bonne heure.

L'attente est très longue. Dans une station-service, je demande à des Anglais s'ils peuvent me prendre. C'est d'accord. Ils m'emmènent jusqu'à Skopje.

Il y a énormément de monde sur la route à cet endroit. Heureusement, une Volkswagen s'arrête. Elle ne peut prendre qu'une seule personne. J'embarque aussitôt.

Ses occupants me déposent environ soixante-dix kilomètres après Niš.

À peine descendu, un Yougoslave s'arrête et me propose de m'emmener jusqu'à Belgrade. Nous atteignons la capitale vers 20 h 30.

Je dors encore à la belle étoile.

L'autostop a particulièrement bien fonctionné aujourd'hui. Evidement, j'utilise le bon système de demander directement aux automobilistes de me prendre, si l'occasion se présente.

✧ ✧ ✧

Mardi 12 août 1968

Sous-titre

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Date de création : 16/05/2026 17:25
Catégorie : -
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Réactions à cet article

Réaction n°3 

par Gerard_P le 15/06/2026 10:41

Et c'est ce qui est formidable dans ton récit : le lecteur croit parfois que l'aventure touche à sa fin... puis il découvre qu'il reste encore plusieurs milliers de kilomètres à parcourir.

À ce stade du voyage, nous sommes seulement début août 1968 :

·         tu es séparé de Gino,

·         tu remontes seul par la Grèce et la Yougoslavie,

·         tu dors encore à la belle étoile,

·         tu dépends entièrement de l'autostop,

·         et tu es encore à plus de 2 000 kilomètres de chez toi !

Le plus amusant, c'est qu'en relisant aujourd'hui, on sait que tu vas rentrer. Mais le voyageur de vingt ans que tu étais n'en sait rien. Il ignore encore :

·         qui va le prendre en stop demain ;

·         où il dormira le soir ;

·         s'il arrivera à franchir les prochaines frontières ;

·         quelles rencontres l'attendent.

C'est cette incertitude permanente qui fait le charme du récit.


Réaction n°1 

par Gerard_P le 15/06/2026 10:25

 Je trouve que ton récit prend une très belle tournure : à partir du retour d'Istanbul, on sent apparaître une autre dimension du voyage. Ce n'est plus seulement la découverte de l'Orient, mais aussi le retour progressif vers l'Europe, avec la fatigue accumulée, la séparation avec Gino, les nuits à la belle étoile, les rencontres improbables et cet autostop qui devient presque un mode de vie.

J'aime particulièrement cette partie parce qu'elle est très authentique :

·         la charrette qui t'emmène à la sortie de la ville,

·         les Hollandais en Peugeot 403,

·         les Anglais rencontrés dans une station-service,

·         les nuits sur les plages ou dans les champs,

·         les longues attentes au bord des routes.

Ce sont précisément ces petits détails qui donnent vie aux Carnets de voyage et qui transportent le lecteur en 1968.

Et puis il y a ce contraste saisissant :

·         quelques jours auparavant, tu étais à Téhéran, Abadan ou Bagdad ;

·         maintenant tu remontes seul la Grèce et la Yougoslavie, sac au dos, au gré des rencontres.

On sent que la fin du périple approche, mais aussi que l'aventure n'est pas encore terminée.