Épisode 9 – Je retour, d(Istanbul à Lille
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1968 - Mon périple vers l'Orient
Épisode 9
Le retour à la maison : d'Istanbul à Lille
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Après avoir traversé la Turquie, l'Iran, l'Irak, la Jordanie, la Syrie et le Liban, je pensais avoir fait le plus difficile. Pourtant, le retour allait encore me réserver quelques surprises...
Istanbul • Grèce • Yougoslavie • Allemagne • Belgique • France
Vendredi 9 août 1968
Adieu Istanbul — vers la Grèce
Nous partons de bonne heure. Un dolmuş nous conduit jusqu'aux portes d'Istanbul et nous reprenons l'autostop.
Nous sommes d'abord pris par une énorme voiture qui nous avance d'une vingtaine de kilomètres. Ensuite, une vieille Mercedes nous embarque, mais le voyage tourne court : elle est victime d'un léger accident. Les dégâts paraissent minimes, cependant la voiture est immobilisée.
Nous poursuivons notre route en direction d'Edirne, dernière grande ville turque avant l'Europe.
La suite du trajet se fait en camion. Puis un deuxième. Enfin un troisième qui nous conduit jusqu'à la frontière grecque. Nous sommes treize entassés dans la cabine et sur le plateau lorsque nous atteignons le poste-frontière.
L'attente est longue. Nous décidons alors de nous séparer. Gino part avec trois Allemandes vers Alexandroúpolis, tandis que je poursuis ma route avec trois Italiens.
Arrivé là-bas, l'autostop ne fonctionne pas du tout. Après plusieurs heures d'attente, nous renonçons et passons la nuit à la belle étoile sur la plage.
Après toutes ces semaines passées sur les routes d'Orient, j'ai l'impression de revenir progressivement vers un univers plus familier.
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Gino dans la benne d'un camion
à la sortie d'Edirne |
Passage de la frontière entre l
a Turquie et la Grèce le 9 août |
Samedi 10 août 1968
Traversée e la Grèce, nos chemins se séparent
Après cette nuit passée sur le sable, nous décidons de poursuivre chacun de notre côté. L'autostop marche généralement mieux lorsqu'on est seul.
Une charrette me conduit jusqu'à la sortie de la ville ! J'attends près d'un café, mais les voitures passent sans s'arrêter.
Deux Hollandais à bord d'une Peugeot 403 s'arrêtent pour boire un verre. Je leur demande s'ils peuvent me prendre jusqu'à Thessalonique. Ils acceptent immédiatement et, finalement, me conduisent encore plus loin, jusqu'à Gevgelija, à la frontière yougoslave.
La journée se termine bien mieux qu'elle n'avait commencé.
Je dors une nouvelle fois à la belle étoile.
Note manuscrite écrite en arabe
Dimanche 11 août 1968
La Yougoslavie, vers Belgrade
Réveil de bonne heure.
L'attente est très longue. Dans une station-service, je demande à des Anglais s'ils peuvent me prendre. C'est d'accord. Ils m'emmènent jusqu'à Skopje.
Il y a énormément de monde sur la route à cet endroit. Heureusement, une Volkswagen s'arrête. Elle ne peut prendre qu'une seule personne. J'embarque aussitôt.
Ses occupants me déposent environ soixante-dix kilomètres après Niš.
À peine descendu, un Yougoslave s'arrête et me propose de m'emmener jusqu'à Belgrade. Nous atteignons la capitale vers 20 h 30.
Je dors encore à la belle étoile.
L'autostop a particulièrement bien fonctionné aujourd'hui. Evidement, j'utilise le bon système de demander directement aux automobilistes de me prendre, si l'occasion se présente.
Mardi 12 août 1968
Sous-titre

