Texte à méditer :  

"La vertu d’un voyage c’est de purger la vie avant de la garnir."   Nicolas Bouvier

Texte à méditer :   " On ne fait pas un voyage, c’est le voyage qui vous fait. " —    Nicolas Bouvier
Texte à méditer :   "L’important, ce n’est pas la destination, mais le voyage en lui-même"   
Texte à méditer :   "Le vrai voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux."   Marcel Proust
Texte à méditer :   "Voyager rend modeste. On voit mieux la place minuscule que l’on occupe dans le monde"   Gustave Flaubert
Texte à méditer :   « Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. »   Marcel Proust
Texte à méditer :   « On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait. »   Nicolas Bouvier
Texte à méditer :   « Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité. »   Antoine de Saint-Exupéry
Texte à méditer :   « Je ne voyage pas pour aller quelque part, mais pour aller. »   Robert Louis Stevenson
Texte à méditer :   « Rien derrière moi, tout devant, comme toujours sur la route. »   Jack Kerouac
Texte à méditer :   « Certains voyages ne se terminent jamais vraiment. »   
Texte à méditer :   « À l’époque, une route inconnue suffisait à nous rendre heureux. »   
Texte à méditer :   « Nous ne savions pas exactement où nous allions… et c’est peut-être ce qui rendait le voyage si beau. »   
 
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Épisode 7 – de Téhéran à Bagdad

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1968 - Mon périple vers l'Orient

Épisode 7
de Téhéran à Bagdad

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Vendredi 26 juillet 1968

En train vers Abadan – au nord du golfe Persique

Nous quittons nos amis et gagnons la gare de Téhéran. Une nouvelle aventure commence.

Jo nous donne à chacun un billet de train pour Abadan, il nous rejoindra sur place pour nous donner la marche à suivre pour passer en Irak sans franchir la douane !

Nous prenons un train pour Abadan. Le voyage est long, une vingtaine d'heures et rustique, wagons anciens, banquettes dures mais très sympathique Les rencontres sont faciles, nous sommes invités dans plusieurs compartiments  pour partager le thé, discuter.
Les voyageurs montent et descendent à tout moment.
Le soir, nous nous allongeons sur les banquettes en bois pour dormir.

Traversé magnifique du désert entre Téhéran et Abadan. Nous voyons défiler les paysages mystérieux du plateau désertique  Iranien dans le bruit métallique du train

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Maisons aux toits arrondis faites de terre séchée.
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Depuis le train —Les vastes plaines arides du désert
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Samedi 27 juillet 1968

Arrivée à Abadan, à la frontière entre l’Iran et l’Irak

Réveil difficile et courbaturé. Nous arrivons à Abadan vers neuf heures du matin.

Nous sommes désormais au bord du golfe Persique. La chaleur est absolument écrasante : près de 50 degrés à l’ombre. Entre onze heures du matin et dix-huit heures, les rues sont désertes, les magasins fermés, la ville semble comme paralysée par la fournaise. Les raffineries nous entourent de toutes parts. Ici, il est strictement interdit de fumer dans la ville. Les rues semblent désertes mais néanmoins passionnantes.

Nous trouvons refuge dans un petit établissement, le Ferdowsi Hotel, où nous dormons de 13 h 30 à 16 h 30 avant de prendre une bonne douche.
Le soir, après le dîner, le patron nous propose de monter sur la terrasse du toit pour profiter d’un peu de fraîcheur… si l’on peut appeler cela ainsi. L’odeur du pétrole est omniprésente. Tout autour de nous, les flammes des torchères s’échappent des innombrables cheminées des raffineries et illuminent le ciel dans la nuit chaude du golfe Persique.

Le patron de l’hôtel nous offre même le gîte et le couvert — décidément, les Iraniens sont d’une générosité incroyable.

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Ferdowssi Hotel —  Hôtel typique des villes pétrolières iraniennes des années 60.

Jo nous rejoint dans l’après-midi afin de régler les formalités pour les visas irakiens, qui seront apposés sur nos passeports. Visas et passeurs sont financés par Jo. Moralité : Nous allons quitter l’Iran clandestinement…  En effet, si nous sommes entrés en Iran avec un véhicule (Inscrit sur notre passeport), nous sommes obligés d'en sortir avec celui-ci.

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Visa d'entrée en Irak déliré par le Consulat Irakien de Shuwaikh (Koweït); .

Il est mentionné : "Ce visa devient invalide pour entrer en Irak si le titulaire obtient un visa israélien dans son passeport". 

C'était une période très particulière en Juillet 1968 : la prise de pouvoir du parti Baas en Irak
* Ahmed Hassan al-Bakr devient président
* Saddam Hussein monte progressivement en puissance

Ce document est donc contemporain du changement de régime baasiste 

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lundi 29 juillet 1968

Nous arrivons en Irak

Le moment est venu de quitter Alberto. Il semble avoir le cafard. Après toutes ces semaines de route, notre séparation a quelque chose d’étrange.

Nous nous retrouvons désormais seuls face à l’inconnu.

Pour éviter la douane iranienne, nous passons clandestinement d’Iran en Irak dans la cale d’un petit rafiot avec des passeurs bien sympathiques auxquels Alberto nous a confié.

Pendant la traversée, cachés dans le fond de la cale, nous sentons soudain le bateau ralentir puis s’arrêter. Des bruits de pas résonnent sur le pont, suivis de longues palabres. Nous comprenons rapidement qu’il s’agit probablement de militaires ou de douaniers montés à bord.
L’inquiétude monte…

Finalement, après ce qui nous paraît une éternité, le bateau repart.

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Entre Abadan (Iran) et Bassorah (Irak)
Sur notre esquif, nous croisons de grands cargos marchands

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Écrasé par la chaleur, Gino ressent la fatigue du voyage !

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À côté du batelier, je suis encore avec ma  cigarette !

Nous débarquons au milieu d’une magnifique palmeraie de dattiers. Nous sommes en Irak. L’arrivée est pour le moins folklorique. Un vieux tacot bringuebalant nous récupère et nous conduit par des pistes poussiéreuses jusqu’à Bassorah.

À Bassorah, nous prenons un autocar à dix-huit heures pour Bagdad, distante d’environ 530 kilomètres.

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Tampon d'entrée en Irak : Abu Ghraib, à l’ouest de Bagdad.
Grand cachet rond violet Tampon administratif irakien d’immigration.
Timbres fiscaux irakiens — Taxes consulaires d'entrée

Nous roulons pendant une bonne douzaine d’heures dans la nuit irakienne, écrasés par la chaleur. Le bus s’arrête sans cesse pour des contrôles militaires et des haltes improbables. Une bonne dizaine de fois, les soldats vérifient nos papiers d’identité.
Dans l'autocar bondé, je suis importuné par un individu que j'écarte bruyamment ! (Une astuce apprise sur la route) 

Nous apprendrons plus tard que nous arrivions en Irak quelques jours seulement après le coup d’État du 17 juillet 1968.

Le parti Baas venait de prendre le pouvoir à Bagdad, portant à la tête du pays le général Ahmed Hassan al-Bakr. Parmi les organisateurs du putsch figurait un certain Saddam Hussein, encore peu connu à l’époque.

Sans vraiment le savoir, nous traversions un pays en pleine bascule politique.

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Mardi 30 juillet 1968

Bagdad sous tension

Nous arrivons à Bagdad vers cinq heures de l’après-midi, épuisés par notre interminable trajet depuis Bassorah.

L’atmosphère dans la ville est lourde et tendue. Dans les rues, les soldats patrouillent fusil en bandoulière. On sent immédiatement que quelque chose ne tourne pas rond. Le récent coup d’État est encore dans toutes les têtes.

Nous cherchons un hôtel dans cette immense ville poussiéreuse et bruyante. Changer de l’argent se révèle particulièrement compliqué ; les formalités semblent interminables et nous avons du mal à nous faire comprendre.

Bagdad nous fait une drôle d’impression. Après l’accueil chaleureux des Iraniens et l’ambiance orientale de Téhéran, la capitale irakienne nous paraît froide, oppressante et peu accueillante. La chaleur est étouffante, la circulation chaotique et l’omniprésence des militaires finit par nous mettre mal à l’aise.

Nous ne nous attardons pas. Très vite, nous décidons de quitter l’Irak et de prendre le train en direction d’Amman, en Jordanie.

Malheureusement, mes notes de l’époque sont assez succinctes concernant cette étape, sans doute à cause de la fatigue, de la chaleur… ou de l’ambiance pesante qui régnait alors à Bagdad.

Cigrettes_Charminar.jpg
Les Charminar faisaient partie du voyage :
Tabac fort, paquet exotique
Parfum d’Orient jusque dans les poches de nos jeans poussiéreux.
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Date de création : 07/05/2026 18:25
Catégorie : - Voyage 1968
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